Ça va mieux!
Le 24 juillet 2006
Quand je suis arrivée à la ville de Hospital de Orbigo (à seulement 12 kilomètres du départ matinal), je suis passée devant un genre de clinique. Et je me suis dit pourquoi pas. Elle ouvrait dans une heure, soit à 9h00, et je me suis mise à lire… À 11h30 (une chance que mon livre était bon), je n’avais toujours pas vu le médecin et j’ai compris qu’il restait 12 personnes devant moi. Mes talons me faisaient moins mal et je suis partie. Mon gros orteil a une ampoule et je me suis arrêtée à une auberge pour soigner mon orteil moi-même et finalement, je suis restée car j’avais 15 kilomètres à faire et il faisait toute une chaleur.
Donc, bain de pieds avec sel et vinaigre (2 fois) et j’ai crevé l’ampoule. Mais elle n’est pas comme les autres, car elle est toute bleue. Bizarre !
La ville est magnifique, il y a un pont roman de 200 mètres de long qui est digne d’un grand film.
L’auberge était tout simplement magnifique et propre. Il y a une grande différence entre le municipal et le privé, à part les 3 ou 4 euros de plus.
Un monsieur qui vit sur le chemin a décidé de tous nous faire à manger. Nous nous sommes retrouvés 25 à table. Il y avait une entraide entre nous, c’était tout simplement magique. On s’est tous partagé les tâches. Nous avons fait un tour de table pour savoir d’où nous venions et pourquoi nous faisions le chemin. Il y en avait de partout. Suisse, Mexique, Alberta, France, Allemagne. Il fallait traduire à ceux qui ne parlaient pas français et à ceux qui ne parlaient pas anglais. C’était bien plaisant, quels beaux moments!
Envoyé : 25 juillet 2006
Objet : La lenteur
Salut,
Aujourd'hui, après une belle journée de marche, je me suis arrêtée après la grande ville Artorga dans un petit village qui s'appelle Murias...
Le temps s'est arrêté et cela, pour mon plus grand bien. Tout est beau ici et surtout propre. Je retrouve mon chez moi et surtout une certaine lenteur dont je m'ennuyais. J'ai lavé tout mon linge, je me suis fait à manger (salade de concombre et de tomate) avec des pâtes à la sauce de tomates et un petit morceau de chocolat noir.
Un délice!
Je réalise que la course du chemin me ronge. On marche, mais tout va vite, vite.. trop vite. On se dépêche le matin pour ne pas faire de bruit. On range les derniers trucs dans notre sac à dos, dans le noir. On mange en vitesse pour prendre le bord du chemin avant le lever du soleil. On doit arriver vite à l'auberge, car il y a tellement de monde sur le chemin qu'on veut une place car on est grevé. On prend vite une douche, vite son lavage et vite écrire sur Internet pour laisser la place aux autres.
Eh bien, pas ce matin, STOP. Je me suis levée par moi-même vers 6h30 et je partie à 7h15. Je me suis permis deux arrêts, un vraiment délicieux, avec un chocolat chaud et un croissant... non pardon, j'en ai pris un deuxième tellement c'était bon!
À un tournant, j’ai fait la connaissance d’une Allemande Anika. Malheureusement, elle a décidé de continuer son chemin.
Demain, je commence une longue montée qui va m'amener vers la croix de fer, puis je redescendrai tout de suite après.
Merci aux quatre Jacques (Papa Jacques, Thuaud, Calmette, Rebeyrat) pour cette belle journée.
Demain, au tour de Michel Dupont de faire la route avec moi. Je l'imagine à ton image et elle sera drôle et sans effort car toi le sport... tu en faisais, les deux doigts dans le nez. Tu es sûrement loin d'Internet avec les enfants et ta copine pour profiter de vacances bien méritées. J'ai bien hâte de te lire.
Le 26 juillet 2006
Comme je me lève tôt, je suis partie seule et je me suis arrêtée prendre un bon déjeuner dans un drôle de café. En fait, c’était plutôt un bar mais pas n’importe lequel, car il était western. J’ai bien ri du décor qui n’allait pas du tout avec le chemin. Mais quelles bonnes rôties !
Je me suis remise en route et au tournant d’une maison, j’ai croisé à nouveau Anika. Nous étions très contentes de nous voir malgré le fait que nous nous étions juste parlé 10 minutes la veille.
Nous avons marché et commencé la montée ensemble. Nous nous sommes arrêtées dans une auberge où nous avons été accueillies pas Luis. Je n’ai jamais eu un accueil aussi chaleureux.
Nous avons fait la connaissance de Xavier et d’un beau gars. Vraiment beau les filles !


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